Angie, sa dounia, son din, et ses soeurs mortelles

Sourate 1 : Al fatiha- + exégèse

BISMILLAH R RAHMANI R RAHIM

 

SOURATE AL FATIHA 

 

Et son exégèse

 

 

 

Je transfère

 

Sourate AL-Fatiha est la première Sourate dans le Saint-Coran, selon la religion musulmane toute prière sans la lecture de la Fatiha est non valide, sa lecture est un pilier essentiel de la prière.
Al Fatiha est une Sourate Makkiya, le nombre de ses versets est de 7, elle a été nommée AL Fatiha ( l'ouverture, l'entrée, prologue...) de par son contenu "Fâtihah" qui désigne le début d’un sujet, d’un livre ou de toute autre chose. En d’autres termes, sourate Al-Fâtihah s’apparente à une préface.


Le prophète Mouhammad- paix et bénédictions sur lui-, a nommé cette sourate 'la mère du livre' ou 'la mère du Coran' ( Oum Lkitab) dans plusieurs Hadiths.


Sourate Al Fatiha a plus de 20 noms dont on cite : Oum Al Kitab, Guérisseuse (Ashafiya), Protectrice (Al Waqiya)(Al Kafiy, Alhamd, les sept versets répétés(Asab3 Almathani)....
Al Fatiha comprend tous les sens du Saint-Coran et ses objectifs, elle est un prélude à l'ensemble du Coran. Elle a traité du crédo (Al 3a9ida) et le culte (Al 3ibada), la croyance au jour dernier (l'au-delà) et la foi en Dieu le tout puissant ainsi qu'à ses qualités -Glorifié et Exalté soit-il-.

 


 

 

 

Exégèse de la sourate Al-Fâtihah 

Par chaikh Addurrahmân ibn Nâsir As-Sa'dî 
Traduction de l'exégèse de la sourate Al-Fâtihah tirée de l'ouvrage de Cheikh Abdurrahmân ibn Nâsir As-Sa'dî intitulé : Taysîr Al-Karîm Ar-Rahmân fî Tafsîr kalâm Al-Mannân 

Au nom de…
C'est-à-dire je commence par tout nom qu'Allah possède car le terme « ism » (nom) est au singulier et il est annexé ; il comprend donc tous les plus beaux noms. 

Allah 
C'est celui qui est adoré, le seul qui le mérite, au vu de Ses qualités qui sont celles de la divinité à adorer et celles de la perfection. 

le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux 
Ces deux noms indiquent qu'Allah possède une immense miséricorde qui embrasse absolument tout. Il a décidé qu'elle reviendrait à ceux qui prendraient garde à Lui et qui suivraient Ses prophètes et Ses envoyés, ils obtiennent la miséricorde absolue alors que les autres n'en ont qu'une partie. Par ailleurs, il faut savoir que croire en Allah et en Ses qualités avec ce qu'elles impliquent fait partie des bases sur lesquelles les Anciens (salaf) de cette communauté et ses grands guides sont unanimes. Par exemple, ils ont pour dogme qu'Allah est rahmân (Tout Miséricordieux) et rahîm (Très Miséricordieux) ; qu'Il possède la miséricorde qu'Il s'est attribuée et dont celui qui en bénéficie est l'objet. Tous les bienfaits sont donc une des traces de Sa miséricorde. Cet exemple est valable pour tous les noms divins ; on dira ainsi du nom 'alîm qu'Allah est savantissime, qu'Il possède l'omniscience qui Lui permet donc d'avoir connaissance de tout. Allah est également qadîr ; Il a le pouvoir de tout faire… 

La louange revient à Allah 
Il s'agit de l'éloge faite à Allah en citant Ses qualités parfaites et Ses actes qui ne sont que grâce ou justice. C'est donc à Lui que reviennent entièrement les louanges, quelles qu'en soient les formes.

Seigneur des mondes
Le terme « rabb » (seigneur) désigne celui qui prend soin des différents mondes, c'est-à-dire tout ce qui est autre qu'Allah, du fait qu'Il les a créés, mis des moyens à leur disposition et leur a accordé d'énormes bienfaits sans lesquels ils n'auraient pu rester en vie. Ils n'ont, en fait, rien qui ne vienne de Lui. Le soin que porte Allah à ses créatures est de deux sortes : Un soin d'ordre général : c'est le fait de les créer, de subvenir à leurs besoins, de leur indiquer où se trouvent leurs intérêts, ceci leur permettant de perdurer. 
Un autre plus particulier : c'est le soin qu'Allah porte à Ses alliés. Il parfait leur foi, leur en facilite le chemin et leur évite bien des obstacles. Cette attention divine est en fait une aide à réaliser toute forme de Bien et une immunité contre tout mal. C'est sûrement la subtile raison pour laquelle on emploie le terme rabb (Seigneur) dans la plupart des invocations, leurs vœux sont en effet tous inclus dans le sens particulier de la rubûbiyya (les propriétés du seigneur). 
Lorsque Allah dit : rabb al-'âlamîn » (Seigneur des mondes) cela prouve qu'Il est le seul à créer, à diriger et à prodiguer les bienfaits. Cela montre également qu'Il n'a besoin de rien ni personne et que tout à besoin de Lui, quel que soit le point de vue.

 

 

maître du jour de la rétribution 
Al-mâlik est celui à qui la royauté (ou la possession) est attribuée. Il en découle, notamment, le fait qu'Allah ordonne, interdise, récompense, punisse et agisse librement envers Ses esclaves. L'objet de la royauté (ou de la possession) est le jour de la rétribution, c'est-à-dire le jour de la résurrection lors duquel les gens seront traités en fonction de leurs actes, bons ou mauvais, car il leur apparaîtra clairement ce jour-là que le pouvoir d'Allah est total ainsi que Sa justice et Sa sagesse. Il sera également clair que le pouvoir des créatures aura pris fin, si bien que les rois et leurs sujets, les esclaves et les hommes libres seront sur un même pied d'égalité. Tous seront dociles face à Sa grandeur, inclinés devant Sa puissance, dans l'attente de Sa rétribution, ils nourriront l'espoir de Sa récompense et redouteront Son châtiment. Pour toutes ces raisons, Il a cité cette journée en particulier, en effet, les autres jours lui appartiennent également

c'est Toi que nous adorons et c'est de Toi que nous implorons l'aide 
C'est-à-dire : Tu es, exclusivement, celui que nous adorons et dont nous implorons l'aide. En effet, lorsque le mot régit précède le régent on parle alors d'exclusivité, c'est l'affirmation du statut en faveur du mot cité et uniquement en la faveur de ce dernier. Cela revient à dire : « nous T'adorons, Toi et personne d'autre que Toi et nous implorons Ton aide et aucune autre que la Tienne ». 
L'adoration est citée avant l'imploration ; le général est mentionné avant le particulier. Cela est également cité dans un ordre qui fait passer le droit d'Allah avant celui de son adorateur. 
Le terme « adoration » regroupe tout ce qu'Allah aime et agrée comme paroles et actes, qu'ils soient apparents ou non. Quant à la demande d'aide (isti'âna) c'est le fait de compter sur Allah lorsqu'il s'agit de s'attirer le bénéfique et de repousser le nuisible, et d'avoir pour cela une totale confiance en Lui. 
Accomplir l'adoration d'Allah et demander Son aide sont le moyen d'accéder au bonheur éternel et d'être à l'abri de tout mal. On ne peut espérer être sauf sans accomplir les deux. 
Par ailleurs, l'adoration n'est véritable que lorsqu'on la tient de l'envoyé d'Allah et que la Face de Dieu en est le but. Par ces deux éléments, c'est une adoration. 
Allah a mentionné la demande d'aide après l'adoration bien que cette dernière inclue l'autre parce que l'esclave a besoin de solliciter l'aide d'Allah pour toutes ses adorations. En effet, s'Il ne l'aide pas il ne peut parvenir à son but, qu'il s'agisse d'obéir à un ordre ou à une interdiction. 

Allah dit ensuite : 

indiques-nous le droit chemin
C'est-à-dire : indique-nous le droit chemin, facilite-le nous, guide-nous vers lui. C'est le chemin clair qui mène vers Allah et le paradis, c'est le fait de connaître la vérité et de la traduire en actes. Guide-nous donc vers ce chemin et guide nous lorsque nous nous y trouvons. Guider vers le chemin signifie délaisser toutes les religions au profit de l'islam. Etre guidé sur le chemin comprend les détails de la religion en terme de savoir et de pratique. 
Cette invocation est donc des plus globales et des plus bénéfiques pour l'adorateur, c'est d'ailleurs pour cela que l'être humain se doit de l'adresser à Allah lors de chaque unité de prière (rak'a) car il en a plus que besoin.
 
le chemin de ceux que tu as comblé de tes bienfaits, non pas celui de ceux qui ont encouru Ta colère ni celui des égarés

Ce droit chemin est par ailleurs celui « de ceux que tu as comblé de tes bienfaits » ; les prophètes, les véridiques, les martyrs et les pieux. Et non pas le chemin de « ceux qui ont encouru ta colère » ; ceux qui savent la vérité mais la délaissent, tels que les juifs ou leurs semblables. Ni celui des « égarés » qui sont loin de la vérité suite à leur ignorance et leur égarement, comme les chrétiens et ceux qui leur ressemblent. 

Conclusion

Ainsi donc, cette sourate, bien que concise, comprend plus d'éléments que n'importe quelle autre. Elle inclue les trois sortes d'unicité (tawhîd) : L'unicité d'Allah en tant que seigneur est déduite de l'expression « Seigneur des mondes ». Son unicité en tant que divinité adorée. C'est le fait de Lui vouer un culte exclusif. Cela est déduit du terme « Allah » et de l'expression coranique « C'est Toi seul que nous adorons ». L'unicité d'Allah par Ses noms et attributs. C'est-à-dire attribuer à Allah ce qu'Il s'est lui-même attribué et ce que Son messager Lui a attribué, sans nier ces noms et attributs, ni considérer qu'Allah est comparable ou semblable à qui que ce soit. Le terme « la louange… » (al-hamd) prouve cela, comme nous l'avons précédemment vu. 

Al-Fâtiha inclue également l'affirmation de la prophétie quand Allah dit : « Maître du jour de la rétribution ». Cela signifie par ailleurs que la rétribution sera juste car le terme al-dîn signifie « la juste rétribution ». 
On y trouve également l'affirmation du destin et du fait que l'être humain est bien le propre acteur de ses actes. Cela va à l'encontre des qadarites (négateurs du destin) et des jabrites (négateurs du libre-arbitre). 

Cette sourate inclue même la réponse à tout innovateur et à toute personne égarée, cela à travers l'expression « Guides-nous vers le droit chemin » car ce dernier se définit par le fait de connaître le vrai et de le traduire par des actes. Or tout innovateur et tout égaré se comportent différemment. 

Enfin al-Fâtiha inclue le fait de vouer la religion exclusivement à Allah en terme d'adoration et d'aide sollicitée, et ce à travers l'expression « C'est Toi que nous adorons et c'est de Toi que nous implorons le secours ». Les louanges reviennent donc à Allah, seigneur des mondes. 

Contexte de la révélation :
« Ce qui est dit de la sourate d'Al-Fâtiha [Ouverture] On avait des avis différents à propos de cette Sourate; elle fut pour la plupart une sourate mecquoise, et elle fut parmi les premières Sourates [ du Coran] révélées. 19- Abu 'uthman Sa'îd ibn Ahmad ibn Muhammad Az- Zahed nous a cité qu'Abu Mayssara avait dit que le Messager d'Allah écouta, en sortant, quelqu'un qui l'appela: (( 0 Muhammad!)) Dès qu'il entendit la voix, il prit la fuite. Waraqa ibn Nawfal lui dit alors: " si tu entends la voix, reste jusqu'à ce aue tu entends ce qu'il te dira." Il sorti, et écouta l'appel: "0 -" Me voilà, dit Muhammad!"-" Dis: "je témoigne qu'il n'y a point de divinité à part Allah et que Muhammad est son Messager. "Puis il lui dit: "Dis: "Louange à Allah, Seigneur de l'univers, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. Maître du jour de la rétribution... jusqu'à la fin d'Al-Fatiha." ( cité par Ali ibn Abu Taleb.) 20- Abu Ishaq ibn Muhammad Al-Mufasser a cité qu'Ali ibn Abu Taleb ( Que le salut soit sur lui) avait dit: " Al-Fâtiha est descendu, à la Mecque, d'un trésor sous le trône." 21- Ibn 'Abbas a aussi dit: " le Prophète prononça une allocution à la Mecque, il dit;" Au nom d'Allah le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. Louange à Allah, Seigneur de l'univers." -" Qu'Allah contusionne la bouche! lui dit Qureïch." Mais pour Mujahed, Al-Fâtiha est médinoise, c'est pourquoi Al-Hussayn ibn Fadl dit: " chaque docte a une faute, et Mujahed se hâtait, parce qu'il était le seul à avoir, que les ulémas contrariaient. Ce qui affirme qu'elle est mecquoise, est le verset suivant: "Nous t'avons certes donné les septs versets que l'on répète, ainsi que le Coran sublime."c à. d. Al- Fâtiha. 22- Muhammad ibn 'Abder- Rahman Al- Nahawi nous a cité qu'Abu Hurayra avait dit: " lorsqu'ubay ibn ka'b recita la sourate- mère du Coran [Al- Fâtiha], le Prophète dit: " je jure par [Allah] celui qui détient mon âme entre ses mains, Allah n'a pas fait descendre de comparable, ni dans la Thora, ni dans l'Evangile, ni dans le Zabûr, c'étaient les sept versets que l'on répète, ainsi que le Coran sublime que j'ai eu." la Sourate d'Al- Hijr* est mecquoise sans contradiction, car Allah ne rappelle pas son Messager qu'il lui a comblé en faveur en lui révélant Al-Fâtiha, puis il la ferait descendre à Médine. On ne peut pas dire que le Messager d'Allah faisait sa prière pendant des années à la Mecque sans Al-Fâtiha, ceci ne peut être en aucune manière admissible. »


 


01/09/2011
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