Angie, sa dounia, son din, et ses soeurs mortelles

concernant le wali (homme à qui l'on demande la main d'une femme)

Bismillah r Rahmani r Rahim

 

je transfère

 

LE WALI d'une femme (parent à qui l'on demande la main)

 

 

 

Ce point fait l'objet de divergences d'opinions parmi les savants musulmans quand il abordent la question du walî (le parent à qui on demande la main de la fille) :

 

– d'après ash-Shâfi'î et Mâlik, pour qu'une femme se marie avec l'homme qu'elle est d'accord d'épouser, il faut que le walî de cette femme ait non seulement donné son accord préalable à ce mariage, mais également qu'il procède à ce mariage (ou bien qu'il donne son accord à quelqu'un d'autre – par exemple un imam – pour le faire). Ces deux savants se fondent sur le Hadîth bien connu qui dit : "Pas de mariage sans walî" (rapporté par at-Tirmidhî et Abû Dâoûd) ;

 

– d'après Dâoûd az-zâhirî et Ibn Rushd, il faut, comme expliqué ci-dessus, que ce soit le walî de la femme qui procède à son mariage etc., mais ce uniquement s'il s'agit d'une femme qui n'avait jamais été mariée auparavant. Car s'il s'agit d'une femme divorcée ou veuve, elle peut procéder elle-même à son mariage. Ces savants se fondent sur le Hadîth qui fait la différence entre les deux femmes en disant : "La femme qui avait connu un autre mari auparavant a plus droit sur elle-même que son walî. Et on demandera la permission à la femme qui n'avait jamais connu de mari auparavant..." (rapporté par Muslim) ; selon ces deux savants, "avoir plus droit que son walî sur elle-même" signifie : pouvoir se marier sans autorisation du walî ;

 

– d'après Abû Thawr, il n'est pas obligatoire que ce soit le walî d'une femme qui procède à son mariage avec l'homme qu'elle est d'accord d'épouser. La femme peut elle aussi procéder à son mariage avec cet homme, mais à la condition qu'elle ait obtenu au préalable l'accord de son walî pour ce mariage. Car un Hadîth dit : "Toute femme s'étant mariée sans le consentement de son walî, son mariage ne compte pas..." (rapporté par at-Tirmidhî et Abû Dâoûd) ; pour Abû Thawr, la condition n'est donc pas que ce soit son walî qui marie la femme, mais qu'elle ait obtenu le consentement de son walî ;

 

– Muhammad ibn ul-Hassan et al-Awzâ'î sont d'un avis proche de celui de Abû Thawr, à cette nuance près que selon eux, si elle s'est mariée toute seule et qu'ensuite, son walî l'a appris et a exprimé son accord, le mariage est valide aussi. Si par contre son walî exprime alors son désaccord, le mariage n'est pas valide. Ces deux savants se fondent sur le Hadîth ci-dessus, puis font valoir que la validité du mariage fait sans consentement reste "suspendue" à cet accord : si celui-ci est obtenu, le mariage est valide, sinon il ne l'est pas ;

 

– selon Abû Hanîfa et Abû Youssouf, il est préférable (et non pas obligatoire) que la femme ait obtenu au préalable l'accord de son walî pour se marier. Elle a le droit de se marier elle-même sans avoir obtenu l'accord de son walî, mais elle doit se souvenir que son walî possède le droit de dénoncer ensuite le mariage (et d'obtenir son annulation par le juge) s'il prouve que le mari ne convient pas à sa parente ('adam ul-kafâ'ah).

Wahba az-Zuhaylî a écrit que l'avis de Abû Thawr occupe une position centriste (Al-Fiqh al-islâmî wa adillatuh, p. 6574).


En tout état de cause, cette mesure, avec les divergences d'opinions qui s'y rapportent, n'est pas motivée par l'idée que la femme serait "une incapable" ou "une perpétuelle mineure", mais par la volonté d'éviter à la femme de se laisser induire en erreur par des hommes charmants mais escrocs (cela arrive malheureusement plus souvent qu'on ne pourrait le penser), qui sont maîtres dans l'art de séduire de jeunes personnes naïves pour disparaître ensuite et les abandonner à leur sort après avoir profité d'elles.

 

Le walî peut donc, se basant sur certains critères reconnus par l'Islam, dire : "Cet homme ne convient pas à ma fille, et je m'oppose au mariage" * Comment fera-t-on si la femme insiste pour se marier avec quelqu'un et que son walî refuse absolument de la marier avec lui et de donner son accord pour ce mariage ?

Le droit musulman lui donne dans ce cas une possiblité supplémentaire : elle portera le cas devant l'autorité musulmane (sultân ou qâdhî), et celle-ci examinera les faits : s'il s'avère que les raisons qui poussent le walî à refuser de donner son accord sont valables, elle donnera raison à celui-ci. Mais si les raisons sont infondées et /ou injustes, l'autorité mariera elle-même cette femme.

 

* Qui est le walî d'une femme (le parent à qui on demande sa main) ?

Il y a un ordre à respecter en la matière :
- c'est d'abord le père,
- sinon, s'il est mort ou, s'il est impossible de le joindre, c'est le grand-père paternel, - sinon c'est l'arrière grand-père paternel,
- sinon le frère de même père et de même mère,
- sinon le frère de même père, etc.

 

* Comment fera la femme convertie, qui n'a pas de walî dans sa parenté ?

Le père non musulman n’a plus d’autorité sur sa fille. Ainsi, si elle se trouve dans un pays musulman, ce sera le juge musulman (qâdhî) - ou celui que celui-ci désignera - qui la mariera. Et si elle se trouve dans un pays non musulman, elle demandera à un musulman suffisamment au courant des règles islamiques, honnête et digne de confiance d'être son walî (cf. Fiqh us-sunna, as-sayyid Sâbiq, tome 2 p. 409).

Enfin, il ne faut pas oublier que un des deux avis, il faut également, pour que le mariage soit valable, qu'il y ait au moins deux témoins hommes (ou un témoin homme et deux témoins femmes d'après l'école hanafite) qui assistent à la célébration du mariage. Le Prophète (sur lui la paix) a dit : "Pas de mariage sans walî et sans qu'il y ait deux témoins valables" (rapporté par ad-Dâraqutnî).

Wallâhu A'lam (Dieu sait mieux

 



23/09/2011
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